Les mineurs étrangers isolés

"Un enfant non accompagné est une personne âgée de moins de 18 ans (...) qui est séparée de ses deux parents et n’est pas prise en charge par un adulte ayant, de par la loi ou la coutume, la responsabilité de le faire" (définition du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés).

La loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance, a inscrit les MIE dans le dispositif de l’aide sociale à l’enfance.

Les droits fondamentaux de tout mineur, définis et inscrits dans la Convention internationale des Droits de l’Enfant, sont déclinés en France à travers différents codes et notamment celui de l’action sociale et des familles. Ces droits incluent notamment la protection physique et morale des enfants, l’accès à l’éducation, à la formation, la protection médicale et l’hébergement. Tout mineur, quelle que soit sa nationalité, a droit à la protection de l’Etat dès son arrivée sur le territoire, d’autant plus s’il est non accompagné et dans une situation de danger et de grande vulnérabilité (un éclairage juridique plus complet est disponible sur notre site)

L’addap13 s’est vu confier depuis 2009 par le Département des Bouches-du-Rhône l’accueil, l’orientation et l’accompagnement de ces « MIE ».
Le Service d’accueil et d’orientation des mineurs étrangers non accompagnés (Saamena) est rattaché au centre-ville de Marseille.

Trois éducateurs spécialisés y accueillent trois fois par semaine les mineurs orientés par des partenaires ou par du bouche-à-oreille ; ils programment avec eux et un interprète des entretiens où les jeunes exposent leur vie dans le pays d’origine, les conditions de leur parcours migratoire et de leur arrivée à Marseille et leurs motivations et demandes. À partir de ce matériau et de l’évaluation qu’ils se font de l’âge du jeune et de son degré d’isolement, ils transmettent les informations aux autorités compétentes (Conseil départemental) et la présence du jeune est ainsi officialisée.
Pendant l’instruction du dossier les éducateurs assurent un accompagnement social et des besoins de première nécessité : accès aux soins, trois repas par semaine et des bons pour « acheter » des repas à l’extérieur, apprentissage du français, accompagnements aux démarches (police de l’air et des frontières, etc.).

Base de direction : Service centre-ville